L’équipe 2, Dynamiques sociales et politiques de la vie privée organise sa troisième séance de séminaire.
Intervenantes :
- Fanny Westeel, docteure en sociologie, enseignante-chercheuse à l’ENSEIS.
Intitulé : Penser l’intimité : quand l’intime devient pratiques.
Cette communication propose de conceptualiser l’intimité afin de démontrer son opérationnalité et son heuristicité pour penser les rapports à soi, aux autres et les rapports sociaux qui les traversent. Selon cette perspective, elle devient un outil pour observer les processus de subjectivation à l’œuvre dans le quotidien des individus, des manières pour elleux de prendre position du point de vue notamment du genre et de l’âge. A l’appui d’une démarche ethnographique, j’ai observé l’intimité à partir de ses pratiques, celles visant à faire valoir ce qui compte, ce qui importe et ce par quoi les individus se définissent dans un monde social particulier, celui du placement judiciarisé en protection de l’enfance. Je mets à l’étude les configurations dans lesquelles les jeunes placées tentent d’accomplir des pratiques intimes dans des dispositifs d’accueil collectif, c’est-à-dire dans une situation bien particulière, puisqu’elle associe une population assez fortement dominée socialement (jeune, peu dotée en capitaux économique, culturel et social) à un degré fort de contrôle des pratiques les plus ordinaires par des adultes (professionnelles de l’enfance en danger). En somme, c’est une définition volontairement processuelle et circonstancielle de l’intimité qui est proposée car les adolescentes doivent travailler de telle sorte à ce qu’elle puisse être exercée, en vue d’exister et de s’appartenir en tant qu’individus singulierères et autonomes.
La séance aura lieu vendredi 28 novembre 2025, de 9h30 à 12h30, à la MSH LSE en salle Berty Albrecht (14 av. Berthelot - RDC).
Contact : Marie-Clémence Le Pape et Marion Maudet



