Centre Max Weber - UMR 5283

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Séminaire de l’équipe TIPO : « L’éthique Hacker et l’esprit du faire », intervention de Michel Lallement

Vendredi 3 juin 2016 10h à 13h, Salle André Frossard (ss-sol de l’ISH)

Date : Vendredi 3 juin 2016 10:00-12:30
Lieu : Salle André Frossard ISH
Adresse :

14 av. Berthelot 69363 Lyon Cedex 07


Équipes concernées :  

Michel Lallement interviendra au séminaire de l’équipe TIPO pour nous parler de « L’éthique hacker et l’esprit du faire : l’expérience des hackerspaces de la baie de San Francisco »

L’intervenant

Michel Lallement est un sociologue spécialiste de sociologie du travail. Depuis 2000, il est professeur titulaire de la chaire d’Analyse sociologique du travail, de l’emploi et des organisations du Conservatoire national des arts et métiers (Paris).

Résumé  :

C’est après avoir participé à un camp organisé par le Chaos Computer Club, hackerspace allemand aujourd’hui célèbre dans le monde entier, que deux hackers californiens, Mitch Altman et Jake Appelbaum, fondent à leur tour, au cœur de San Francisco, un espace dédié au hack, à la bidouille, au faire… Le lieu est baptisé Noisebridge, du nom d’un petit circuit électronique qui ne présente guère d’intérêt technique, si ce n’est de produire du bruit, comme aimeraient en faire dans la société toute entière le petit groupe de hackers qui, petit à petit, fait communauté dans les locaux de Mission Street. Ces jeunes trentenaires, des hommes blancs pour la plupart, revendiquent haut et fort une identité de hackers : non pas celle des pirates de l’informatique (crackers) dont les médias narrent régulièrement les exploits parfois fort funestes, mais celles des makers, bidouilleurs capables de réparer, d’inventer, de bricoler n’importe quoi, des objets… comme des actions politiques. La baie de San Francisco compte aujourd’hui plusieurs dizaines d’hackerspaces dont la philosophie et les modes de fonctionnement s’apparentent plus ou moins fortement à ceux de Noisebridge. Le reste du monde n’échappe pas au mouvement. Sur les cinq continents, des makers hackent de concert dans des lieux aux noms multiples : hackerspaces, fab labs, hack labs… Ces espaces sont les foyers les plus ardents de ce que l’on nomme désormais le mouvement Faire (Make). Dans cette communication, on se demandera dans quelle mesure ce mouvement bouscule les paradigmes tayloriens et post-tayloriens, et dessine sur le mode de l’utopie concrète un nouveau modèle d’organisation et de régulation sociale du travail.

« Où et quand ? »

Vendredi 3 juin 2016 10h à 13h, Salle André Frossard (ss-sol de l’ISH)

Publié le 30 mai 2016

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