Centre Max Weber - UMR 5283

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Séminaire équipe MEPS « Socialisations plurielles » 3e journée : vendredi 24 octobre 2014

Socialisation résidentielle, Socialisation professionnelle

Date : Vendredi 24 octobre 2014 09:30-15:30
Lieu : Salle du Conseil, IUT Lumière, bâtiment 1, Campus Porte des Alpes

Équipes concernées :  

Programme de la journée :

9h30 – 12h30 :

- Aurélien GENTIL, doctorant, Centre Max Weber, équipe MEPS « Modes d’appropriation différenciés d’un logement temporaire et trajectoires de vie : le cas de quelques saisonniers mobiles du tourisme »

- Anne LAMBERT, chargée de recherche, INED,Centre Maurice Halbwachs, équipe Enquêtes, Terrains, Théories « La propriété contre l’emploi ? Organisation domestique et travail salarié des périurbaines »

14h-15h30 :

- Josette DEBROUX, Maître de Conférences, Centre Max Weber, équipe MEPS « Trajectoires professionnelle et sociale et pratiques résidentielles : l’exemple des accédants à la propriété d’une maison en zone périurbaine » Contact : josette.debroux@univ-lyon2.fr

Résumé des interventions

Aurélien GENTIL, doctorant, Centre Max Weber, équipe MEPS « Modes d’appropriation différenciés d’un logement temporaire et trajectoires de vie : le cas de quelques saisonniers mobiles du tourisme ».

A partir d’un travail ethnographique mené dans un petit village balnéaire de la côte landaise, cette intervention mettra en lumière les modes d’appropriation différenciés que les salariés saisonniers mobiles du tourisme peuvent avoir du logement temporaire qu’ils occupent durant la période estivale. Nous montrerons en quoi le rapport pratique, subjectif et symbolique qu’ils entretiennent à leur espace d’habitation peut varier sensiblement selon la place qu’il occupe dans leur trajectoire de vie. Autrement dit nous tenterons de voir quels sont les principaux déterminants qui pèsent sur la manière dont les saisonniers aménagent, décorent et usent de leur logement, notamment sur la place de celui-ci dans l’économie de leurs relations et des formes de sociabilité qu’ils peuvent avoir. Quelques références : GENTIL Aurélien, « Entre ancrages temporaires et mobilités saisonnières, l’installation permanente des travailleurs mobiles du tourisme sur le littoral atlantique » dans Populations et littoral, Espace, populations, sociétés, 2013, 1-2, pp. 111-124. GENTIL Aurélien, « Trajectoires et processus de socialisation des salariés mobiles du tourisme : trois manières d’habiter l’espace-temps saisonnier », dans Actualité de la sociologie urbaine française, Lyon, Presse universitaire de Lyon, à paraître en juin 2014.

Anne LAMBERT, chargée de recherche, INED,Centre Maurice Halbwachs, équipe Enquêtes, Terrains, Théories « La propriété contre l’emploi ? Organisation domestique et travail salarié des périurbaines »

Les politiques de soutien à la propriété contribuent à la périurbanisation des ménages modestes comme le montrent les enquêtes Logement de l’Insee. Pour autant, n’est jamais posée la question de leurs effets sur le rapport au travail des hommes et des femmes engagés dans ces parcours d’accession. C’est l’unité statistique du ménage qui domine. Tirée de ma thèse, cette communication propose de revenir sur la recomposition des modes d’articulation du travail salarié et du travail domestique des accédants à la propriété, à partir d’une enquête menée dans un lotissement de l’Est lyonnais. Si la maison peut parfois constituer une ressource familiale et professionnelle dans un contexte de précarisation de l’emploi, elle contribue très souvent à la spécialisation des femmes dans le travail domestique, et à leur retrait progressif du marché du travail salarié. Dans ces conditions, l’accession à la propriété renforce la division sexuée du travail - loin de l’objectif politique affiché de parité. Quelques références : LAMBERT Anne (avec S. Abdelnour), « L’entreprise de soi », un nouveau mode d’encadrement des classes populaires ? Accession à la propriété et auto-emploi (1977-2012), Genèses, n° 99, juin 2014, pp. 27/48. LAMBERT Anne, 2012 « Travail salarié, travail domestique, travail au noir : l’économie domestique à l’épreuve de l’accession à la propriété en lotissement périurbain », Sociologie du travail, 54, n°3, pp. 297/316.

Josette DEBROUX, Maître de Conférences, Centre Max Weber, équipe MEPS « Trajectoires professionnelle et sociale et pratiques résidentielles : l’exemple des accédants à la propriété d’une maison en zone périurbaine »

Parce que la position résidentielle contribue à définir la position sociale de l’individu, le choix résidentiel peut être étudié en lien avec les appartenances sociales. A partir d’une enquête réalisée auprès de périurbains actifs installés depuis la fin des années 1990 dans deux communes de la périphérie grenobloise, l’objectif de la communication est de montrer les relations entre pratiques résidentielles (choix de localisation, rapports à la maison et à la vie locale) et caractéristiques de la trajectoire professionnelle et sociale et rapports au métier exercé. Alors que l’accession à la propriété d’une maison en zone périurbaine permet aux individus en ascension sociale mais dont l’appartenance professionnelle et sociale est fragile ou fragilisée d’ajuster leur position résidentielle à leur nouvelle positionsociale en évitant le sur-classement résidentiel, elle vise à améliorer « l’identité sociale » de ceux qui n’ont pu réaliser, dans la sphère professionnelle, leurs aspirations sociales. Quelques références : DEBROUX Josette, « S’assurer une position résidentielle en zone périurbaine : des pratiques résidentielles marquées par l’origine, la trajectoire sociale et les perspectives de mobilité professionnelle », Regards sociologiques, n°45/45, 2013, pp. 219/231. DEBROUX Josette, « Pourquoi s’installer en zone périurbaine ? Une explication par les trajectoires sociales », Métropolitiques, 15/11/2013, URL : http://www.metropolitiques.eu

Publié le 22 septembre 2014

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