Centre Max Weber - UMR 5283

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Soutenance de thèse - Jennifer BIDET - 9 décembre 2013

Date : Lundi 9 décembre 2013 14:00
Lieu : Université Lumière Lyon 2

Équipes concernées :  

Vacances au bled de descendants d’immigrés algériens. Trajectoires, pratiques, appartenances

le lundi 9 décembre à 14h, à l’Université Lyon 2 (lieu plus précis À DÉFINIR)

Elle sera suivie d’un pot auquel vous êtes chaleureusement invité-e-s. Afin de l’organiser au mieux, je vous serai reconnaissante de bien vouloir m’indiquer votre venue.

Le jury sera composé de : Jean-Yves Authier, Professeur de sociologie, Université Lyon 2 (directeur de thèse) Stéphane Beaud, Professeur de sociologie, ENS Paris (rapporteur) Jean-Hugues Déchaux, Professeur de sociologie, Université Lyon 2 Anne Gotman, Directrice de recherche au CNRS, Cerlis Abdelhafid Hammouche, Professeur de sociologie, Université Lille 1 Sylvie Mazzella, Directrice de recherche au CNRS, LAMES (rapporteure)

Résumé

Depuis au moins trente ans, les descendants de l’immigration maghrébine sont, en France, l’objet d’interrogations scientifiques et politiques. De la mesure des degrés et rythmes d’intégration à l’identification de pratiques discriminatoires, la sociologie des descendants d’immigrés s’est concentrée sur l’étude des modes de vie et des trajectoires des membres de cette population vue depuis le pays de résidence, également pays de naissance. Pour prendre à revers ces perspectives, ce travail propose d’étudier les liens matériels entretenus avec le pays d’origine des parents à travers une pratique apparemment mineure : les séjours de vacances passées au « bled », dans le pays de naissance de leurs parents – en l’occurrence l’Algérie.

Ce travail interroge les enjeux d’appartenances qu’impliquent ces séjours vacanciers en les rapportant aux trajectoires et aux caractéristiques sociales des personnes rencontrées (classe sociale, sexe, âge et génération, situation familiale). Les appartenances ne sont pas appréhendées ici uniquement à travers des pratiques symboliques (comme la pratique de la langue du pays d’origine ou la religion des parents) ou par le biais de déclarations, mais à travers la description et l’analyse de pratiques matérielles mises en œuvre à l’occasion de ces séjours de vacances. Il apparaît alors que ces pratiques sont révélatrices de modes variés de relation aux « origines », entre pratiques mémorielles d’inscription dans une lignée familiale et/ou une histoire nationale, et entretien au présent de sociabilités familiales ou amicales à travers des pratiques de loisir partagées.

La recherche s’appuie principalement sur une enquête qualitative menée à la fois en France (dans la région lyonnaise) et en Algérie (particulièrement dans la région de Sétif, première région d’émigration représentée à Lyon), réunissant des entretiens ethnographiques et des observations in situ des pratiques et des relations de vacances. Elle propose de combiner une ethnographie des pratiques présentes avec une perspective longitudinale sur l’évolution de ces pratiques, appréhendée du point de vue des individus et de leur famille, et du point de vue de l’Etat algérien.

Mots clés : descendants d’immigrés ; immigration algérienne ; vacances ; tourisme des racines ; politique d’émigration ; mémoire familiale ; appartenances

Publié le 5 décembre 2013

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