Résumé :
Nous avons découvert le texte dont nous proposons ici la traduction alors que nous posions les premiers jalons d’une recherche collective consacrée à la (sur)vie quotidienne en contexte autoritaire incluant notamment le cas de la dernière dictature argentine (1976-1983). Son auteur, le politiste argentin Guillermo O’Donnell (1936-2011), avait non seulement entrepris de traiter pendant cette dictature l’objet que nous entendions pour notre part étudier a posteriori, mais il l’avait fait en déployant le même appareil théorique que nous envisagions de mobiliser, à savoir le triptyque défection, prise de parole et loyauté d’Albert Hirschman, complété des perspectives développées par le même Hirschman dans Bonheur privé, action publique. La conduite de notre recherche nous ayant confirmés dans l’intérêt, qui va bien au-delà du seul cas argentin, des perspectives ouvertes par G. O’Donnell, il nous a semblé pertinent de le rendre accessible aux chercheurs francophones.
Peu traduit en français, O’Donnell est surtout connu ici pour son apport décisif à la transitologie, matérialisé par les quatre volumes de Transitions from Authoritarian Rule édités avec les politistes Philippe Schmitter et Laurence Whitehead. Les spécialistes des régimes dictatoriaux ont en outre eu l’opportunité de rencontrer son concept d’« autoritarisme bureaucratique », issu de ses travaux antérieurs sur les stratégies économiques des régimes autoritaires latino-américains des années 1960 et exposé dans son premier ouvrage…
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