Séminaire transversal du Centre Max Weber : 1re séance : T. Bonnet et M. Maudet (22/01/2021)

Date :Vendredi 22 janvier 09:30-12:00

La première séance de l’édition 2021 du séminaire transversal du CMW est organisée. Elle accueillera deux nouveau et nouvelle maîtres de conférences auprès de l’université Lumière Lyon 2 et membres du laboratoire : Thomas Bonnet et Marion Maudet.

Il et elle présenteront leurs travaux :

  • Thomas Bonnet : Réflexion autour de l’engagement émotionnel des aides à domicile pour comprendre leur exposition aux risques professionnels.

La présentation se déroulera en deux temps : d’abord, Thomas Bonnet reviendra rapidement sur son parcours pour se présenter aux collègues du CMW. Dans un deuxième temps, il exposera une recherche récente portant sur l’exposition des aides à domicile à des enjeux de santé-sécurité au travail au regard de la dimension émotionnelle de leur activité.

L’aide à domicile est en effet une activité de care pour laquelle la dimension émotionnelle est fondamentale. Or, celle-ci est problématique en plusieurs points, notamment parce qu’elle est très peu explicitée tant par l’agence employeuse que les bénéficiaires du service. On s’aperçoit cependant que les professionnelles investissent dans cette part émotionnelle du travail pour plusieurs raisons, entre autres s’aménager des zones de répit, voire de « confort » envers une activité physiquement, psychologiquement et émotionnellement éprouvante. Ce qui semble relever d’un jeu stratégique donne à voir des pratiques différenciées à l’aune des ressources des aides à domicile.
Dans cette perspective, une typologie des aides à domicile sera présentée, entre celles qui réussissent, celles qui tiennent et celles qui partent.

  • Marion Maudet : Genre, religion et classes sociales à l’aune des conduites sexuelles en France.

Après une brève introduction sur son parcours, Marion Maudet présentera un aspect de son travail de recherche, en particulier certains enjeux méthodologiques autour du croisement des méthodes (entretiens et analyse quantitative de données secondaires) pour saisir des rapports sociaux imbriqués.
À partir d’une enquête doctorale menée sur la sexualité et la conjugalité de jeunes fidèles catholiques et musulman.es en France (des années 1970 aux années 2010), elle reviendra sur certaines des questions méthodologiques et épistémologiques qui sont apparues durant son travail : comment penser le croisement de différentes dimensions du social, à partir des outils quantitatifs et qualitatifs (religion, genre, classe sociale, race) ? Certaines appartenances sont-elles plus déterminantes que d’autres ? Comment penser, ensemble, plusieurs religions ? Une comparaison entre elles est-elle pertinente ?
Revenant sur quelques résultats, qui varient tant dans leur dimension temporelle (sur 40 ans) que dans la diversité des appartenances confessionnelles (catholiques, musulman.es, personnes sans religion), elle mettra en évidence l’existence de masculinités et de féminités différenciées au cours de la jeunesse sexuelle pour les catholiques et les musulman.es en France.

À la suite de ces présentations respectives, une réflexion sera proposée au collectif, l’invitant à un rapprochement des préoccupations préalablement exposées.

Cette séance se déroulera en visioconférence via Teams, le vendredi 22 janvier 2021, de 9h30 à 12h (lien de connexion transmis via la liste de diffusion du laboratoire).