Soutenance de thèse de Francesca Quercia

Date :Vendredi 7 décembre 14:00-18:00
Lieu :ENS de Lyon, salle n° 1 du bâtiment Buisson (bâtiment D8, site Descartes)

La soutenance de thèse de Francesca Quercia aura lieu le 7 décembre 2018 à 14h à l’ENS de Lyon dans la salle n° 1 au rez-de-chaussée du bâtiment Buisson. Sous la direction de Lilian Mathieu, cette thèse porte sur :

Les mondes de l’action théâtrale. Une comparaison dans les quartiers populaires en France et en Italie

Le jury sera composé de :

  • Marie-Hélène Bacqué, Professeure des Universités, Université Paris Nanterre
  • Jean-Louis Briquet, Directeur de recherches, CNRS (rapporteur)
  • Vincent Dubois, Professeur des Universités, Université de Strasbourg
  • Camille Hamidi, Maîtresse de Conférences, Université Lyon 2 (co-directrice)
  • Matthieu Hély, Professeur des Universités, Université Versailles Saint-Quentin en Yvelines (rapporteur)
  • Lilian Mathieu, Directeur de recherches, CNRS (directeur)

Résumé :

Depuis une trentaine d’années, avec la redéfinition des politiques culturelles et de la ville, les artistes se voient assigner des missions sociales : renforcer le lien social, contribuer au décloisonnement des quartiers et à l’intégration sociale des « exclus ». Dans ce contexte, de nombreuses associations de théâtre ont investi les quartiers populaires européens, en proposant des projets comportant la « participation » des « habitants ». Des nouveaux mondes sociaux semblent ainsi se dessiner dans ces territoires, se situant au croisement de différents univers : le champ du théâtre professionnel, le champ politique, l’espace des mouvements sociaux et celui de l’animation socio-culturelle.

Basée sur une enquête ethnographique dans deux quartiers en France et en Italie, cette thèse analyse l’émergence et les évolutions de ces nouveaux univers, que nous désignons sous le terme de « mondes de l’action théâtrale ». D’une part, elle s’intéresse à l’élaboration des politiques de soutien à l’action théâtrale dans les quartiers et au rôle social qui est assigné aux intervenants artistiques dans ces territoires. D’autre part, elle analyse les effets de ces politiques sur les associations de théâtre, acteurs intermédiaires entre les pouvoirs publics et les habitants. Elle s’intéresse donc à la façon dont les metteurs en scène endossent leur rôle d’intervenants dans les quartiers, en l’ajustant à un ensemble d’aspirations et dispositions dont ils sont porteurs.

Enfin, cette thèse interroge les effets de l’action théâtrale sur les « habitants » qui y participent. Les projets mis en œuvre finissent par véhiculer des représentations misérabilistes des classes populaires, ce qui constitue un obstacle aux missions d’empowerment qu’ils affichent.

Publié le 26 novembre 2018